Un peu d’histoire…
L’occupation saladoide, puis Kalina du territoire de Grand-Bourg est avérée, et semble s’être concentrée autour de l’imposant site archéologique de Folle Anse, les populations s’étant probablement succédé à la faveur de plusieurs peuplades.
C’est entre Grand-Bourg et la rivière de Saint-Louis que Christophe Colomb, le 3 novembre 1493, touche terre pour la première fois, Iors de son deuxième voyage.
L’implantation, le 8 novembre 1648, des premiers colons français à Marie-Galante se déroule sans heurts, les deux communautés cohabitent « pacifiquement ».
Mais le massacre des habitants du bourg de Vieux-Fort, en 1653, entraine une deuxième occupation, ordonnée par Charles Houel Gouverneur de la Guadeloupe, aux alentours du quartier de la Savane.
Vers 1660, les Carmes, chargés de la vie spirituelle de l’île s’installent et y implantent une chapelle. Le bourg qui se forme prend le nom de Marigot, et développe une économie essentiellement sucrière.
En 1676, la guerre avec les Pays-Bas (guerre franco-hollandaise) entraine la mise à sac du territoire.
Les Anglais débarquent à Ieur tour en 1690 et incendie Marie-Galante, chassant les habitants vers la Martinique.
Le peuplement se reconstitue néanmoins avant la fin du XVIIe siècle.
Pendant la Révolution, l’ile devient une colonie indépendante (1792-1794) et Grand-Bourg prend le nom de Réunion.
En 1831, Grand-Bourg est doté d’un conseil de ville.
En 1837, la commune est scindée en deux : Grand-Bourg bourg et Grand-Bourg campagne.
A la suite du violent incendie du 17 au 18 mai 1838, l’agglomération est détruite puis rebâtie, et prend le nom de Joinville en l’honneur du fils du Roi Louis-Philippe, le prince de Joinville.
Dès 1845, le processus de concentration industrielle et foncière est engagé, donnant naissance aux usines de Grande Anse et Trianon.
En 1850, la commune de Grand-Bourg campagne est supprimée suite aux émeutes du 25 juin 1849 et du procès des Marie-Galantais qui s’en suivirent.
La crise du sucre, survenue en 1885, a des conséquences très graves sur I’économie de l’île atteinte par le cyclone de 1865 et une épidémie de choléra.
Le cyclone de 1928 ravage totalement la commune. Malgré cela, se dotant d’infrastructures scolaires importantes et améliorant son réseau de communication avec I’extérieur, Grand-Bourg s‘affirme comme la ville principale de Marie-Galante, en dépit des aléas climatiques qu’ont constitué les cyclones Bethsy (1956) et Cléo (1964).